La relation à la rémunération du thérapeute : comment déterminer vos tarifs ?

La relation à la rémunération du thérapeute : comment déterminer vos tarifs ?

déterminer le prix de ses consultations de psychologueJ’ai eu récemment un échange très intéressant avec une personne qui suit une thérapie (avec un praticien que je ne connais pas).
Nous avons parlé de l’action de payer en thérapie.
Celle-ci a commencé avec 2 propos affirmés :
« Je ne comprends pas pourquoi on dit que payer fait partie de la thérapie »
« Ma thérapeute vient de m’indiquer qu’elle allait augmenter ses tarifs et je suis très en colère ».
« Payer fait partie de la thérapie » est une position analytique. Ma position est différente : J’estime surtout que le règlement d’une séance de thérapie indique la reconnaissance de la compétence du thérapeute, elle induit aussi une position de client attendant un service en retour de son paiement, ce qui responsabilise autant le thérapeute que le consultant.
 
Enfin sur les changements de tarifs, j’ai souvent rencontré des thérapeutes pour qui ce sujet était complexe. Cette question parle autant de votre rapport à l’argent, à la rémunération, à la relation d’aide et au rendre service. Mais les réactions de leurs patients ne les aidaient pas à changer leur posture.

 

 

  • Si vous sentez une dissentions entre votre niveau de vie, votre activité professionnelle, votre difficulté à annoncer à des patients votre nouveau tarif
  • Si vous aussi vous avez eu à faire avec des clients/patients qui remettaient en cause votre légitimité à être payé, ne vous payaient pas, trainaient dans leur règlement vous obligeant à réclamer celui-ci plusieurs fois.
  • Si vous avez des difficultés à vivre de votre activité de psychologue, psychopraticien, psychothérapeute, cet article et l’intervention vidéo sont est fait pour vous.

Accéder à l’enregistrement complet de l’intervention (vidéo YouTube)

Cette intervention a été enregistrée dans le cadre des formations business proposées par Aude lorsqu’elle animait le réseau Soignants Dans Le Monde.

 

 

1-Le thérapeute est un chef d’entreprise

En « bon » chef d’entreprise, il faut vous poser pour élaborer vos prix en fonction de votre offre, de votre contexte professionnel actuel et de vos patients/clients cibles. Quels sont les tarifs pratiqués ailleurs? comment les justifier? Il faut passer par là pour vous positionner et être aligné avec votre pratique tarifaire.

Lorsqu’on se décide à travailler à son compte en tant que thérapeute, la question des tarifs des séances que l’on conduit, se pose rapidement. Or, le thérapeute nourrit souvent une relation passionnée avec son activité qui l’éloigne de toute notion de rémunération. Toutefois, lorsqu’on décide de transformer sa passion en activité professionnelle, il convient dadopter une nouvelle posture centrée sur la relation travail / rémunération. Le prix que l’on choisit, comme le prix que l’on est prêt à mettre se définissent par un grand nombre de critères objectifs et subjectifs. Un professionnel qui ne peut pas vivre de son activité ne pourra pas exercer son métier sereinement, et le premier à en pâtir sera son patient, ou client.

Souvent, en tant que thérapeute, nous avons le réflexe de présenter notre activité mais pas de dire que l’on est chef d’entreprise. Alors que c’est bel et bien le cas ! Un statut qui implique plusieurs fonctions annexes à celles de notre cœur de métier, comme :

  • la gestion,
  • l’administratif
  • la communication,
  • la comptabilité
  • l’entretien du cabinet
  • les prises de rendez-vous
  • le financement des périodes de congés
  • etc…

Prendre en compte toutes ces dimensions liées à votre statut de chef d’entreprise pourra vous permettre d’ancrer l’aspect professionnel de votre activité, qui implique une rémunération et donc d’avoir défini vos tarifs en amont.

2- Définir le niveau de rémunération souhaité

Pour définir la rémunération que l’on souhaite obtenir, on peut faire le parallèle avec la situation d’une personne qui postule à un poste salarié. « Quelles sont vos prétentions salariales ? » peut-être une question que le recruteur va poser au cours de l’entretien. Tout comme un candidat à un poste salarié, le thérapeute indépendant doit également se poser cette question.

« Quel niveau de rémunération est-ce que je souhaite atteindre de par l’exercice de mon activité ? » La réponse doit exister dans le business plan afin de s’y référer et de faire le point sur son activité dans le futur.

Pour y répondre, le thérapeute va être contraint de revenir à la réalité et d’être pratico-pratique ; par exemple, en déterminant le nombre de séances d’accompagnement maximum qu’il peut réaliser en une semaine. Ce nombre multiplié par le tarif déterminé pour chaque séance lui permettra d’avoir une idée sur le chiffre d’affaires maximum qu’il pourra être amené à réaliser.

Prenons un exemple concret : si je souhaite réaliser un chiffre d’affaires brut de 30 000€ soit 2500 € par mois, combien d’heures de travail et de séances cela représente-t-il au regard des tarifs que je pratique (recettes) et des charges qui m’incombent (dépenses)  ? En répondant à cette question, vous allez pouvoir structurer votre offre et à déterminer vos tarifs.

Par exemple, si vous vous apercevez que pour atteindre votre objectif de chiffres d’affaires, vous allez devoir travailler un nombre trop important d’heures, vous pourrez réajuster votre offre :

  • soit en augmentant vos tarifs,

  • soit en créant un produit générateur de chiffre d’affaire, sans que votre temps en soit trop impacté.
 

3-Planifier son temps de travail

Il est également important de mettre ce chiffre d’affaires en regard de l’organisation de vie que l’on souhaite et des contraintes que l’on a : « Est-ce que ma priorité est d’avoir un niveau de rémunération élevée ? Est-ce que je préfère consacrer moins de temps à mon activité professionnelle et gagner moins ? » Tous ces paramètres et critères sont à définir dans votre business plan avant de réaliser le rétroplanning des actions à mettre en place pour atteindre vos objectifs.

Afin d’établir le rétroplanning des actions à mettre en place pour développer votre activité, il est essentiel de définir :

  • de combien d’heures de travail vous disposez par jour/par semaine/par mois,

  • sur ce nombre, combien d’heures vont être rémunérées (hors temps dédiés à la formation, à la communication, au développement/suivi commercial, etc.).

Par exemple, il est important de faire attention à construire votre planning en incluant pas uniquement des temps de consultations, au détriment de temps dédiés à la communication et au développement commercial de votre activité. Le risque étant que lorsque ces temps de consultations vont diminuer, votre rémunération également. Des creux d’activité risquent ainsi d’apparaître.

En effet, trop d’entrepreneurs passent trop de temps à travailler pour une rémunération qui est, au final, insuffisante. Cela peut être le cas l’année du lancement de votre activité. Toutefois, cela ne doit pas perdurer dans le temps.

4- Prendre en considération le marché dans lequel votre activité se positionne : réalité ou piège ?

Afin de définir vos prix, il est essentiel d’étudier le marché dans lequel s’inscrit votre activité et d’analyser les pratiques de vos concurrents. Par exemple, il serait irréaliste de vous positionner sur une gamme de prix très supérieure à la moyenne des tarifs pratiqués par vos concurrents sur le même secteur, sans apporter de la valeur ajoutée à l’offre déjà existante sur ce marché.

A contrario, il ne faut pas non plus être bridé par les tarifs pratiqués par vos concurrents. En effet, même si l’activité globale est similaire, l’offre que vous allez proposer sera VOTRE offre, donc forcément différente de celle proposée par vos concurrents.

Il est également important de vous mettre à la place de vos futurs clients/consultants en vous posant cette question : « Si j’avais tel besoin et qu’on me proposait d’y répondre, serais je prêt à mettre tel prix ? ». En effet, la question de la valeur de la réponse/de l’accompagnement que l’on propose est à garder à l’esprit. Si les personnes ont conscience de cette valeur, que ce que vous proposez va répondre à leur besoin, alors elles seront pleinement convaincues de ce que vous pouvez leur apporter et n’hésiteront pas à y mettre le prix.

Remboursement des séances de psychologie ? La Sécurité sociale propose depuis peu de temps des remboursements de séances de psychologie. Pour ne bénéficier il faut passer par un médecin généraliste qui vous donne une ordonnance pour 10 séances, qui peut être renouvelée une fois. Vous devez alors vous adresser à un psychologue conventionné. Ceux-ci sont très rares. En effet le conventionnement induit qu’ils travaillent avec des séances de 30 minutes, ce qui est insuffisant pour créer une relation thérapeutique de qualité, avec un tarif qu’ils ne peuvent dépasser, mais qui est trop faible pour qu’ils puissent vivre correctement de leur activité. Ces process ont été établis dans une logique économique qui ne garantissent pas la sérénité nécessaire pour suivre une thérapie.

Osez revoir vos tarifs régulièrement. Vos tarifs de lancement ne seront pas forcément les mêmes à N+1 ou N+2 de votre activité. Lorsque vous aurez gagné en assurance et aurez conquis une clientèle plus qualifiée.

Osez déléguer certaines tâches pour lesquelles vous ne serez pas dans votre valeur ajoutée maximum. Cela peut porter aussi bien sur des missions de communication (sur les réseaux sociaux par exemple) que sur l’entretien de vos locaux par exemple.

Osez considérer que tout travail mérite salaire.

5- Réfléchir à sa propre relation à l’argent

Il s’agit d’une question centrale à laquelle on peut répondre en remettant au centre du sujet l’équation suivante : activité professionnelle = rémunération. des thérapeutes considèrent parfois qu’ils « prennent » l’argent à leurs patients, au lieu de considérer que ceux-ci peuvent avoir un statut de clients : ils vous payent pour un service que vous leur rendez

Cette question de l’argent permet aussi de s’interroger sur sa propre façon de consommer et d’acheter :

  • « Ai-je tendance à négocier ?
  • Est-ce que j’apprécie le fait de bénéficier d’un bonus ?
  • Suis-je sensible aux promotions ? »

En répondant à ces questions, vous pourrez faire des choix en cohérence avec vos propres valeurs liées à l’argent : Définissez une fourchette haute et basse des revenus que vous souhaiteriez obtenir de par votre activité, ensuite, vous pourrez diviser la somme de ces coûts en nombre de ventes potentielles (à combien de personnes est-ce que je dois vendre mes services à tel tarif pour atteindre mon objectif ?).

A court terme, vous pourrez peut-être vous permettre de financer les investissements nécessaires à la pratique de votre activité, sans vous octroyer de rémunération. Mais cette situation ne doit pas perdurer dans le temps : à long terme, vous ne pourrez pas demander à vos clients un paiement inférieur à que ce que votre activité ne vous coûte.

6-Attention à ne pas réfléchir en fonction de ses peurs et créer des pièges

Certains freins peuvent jouer sur votre façon de vous positionner commercialement et donc de déterminer vos tarifs.

Il peut s’agir de peurs diverses telles que :

  • la peur de demander un prix trop élevé,

  • la peur que les gens n’achètent pas parce que c’est trop cher,

  • la peur de gagner de l’argent,

  • la peur de réussir,

  • le reflet d’une absence de confiance en soi.

En fonction des peurs ressenties par chacun, des pièges peuvent alors se mettre en place, tels que raisonner en fonction de ses peurs,  ainsi que penser en fonction de son propre pouvoir d’achat, ou bien en fonction de ceux qui négocient : ces personnes ne vont pas forcément être de bons clients. Cette négociation fait partie d’eux et non pas de vous. Vous n’êtes pas obligés d’entrer dans ce système qui leur est propre.

 

7-Rationalisez votre réflexion : Prenez en compte votre réalité économique pour déterminer vos tarifs

Outre les appréciations et ressentis propres à chacun sur son rapport à l’argent, il est important de garder à l’esprit qu’un prix fixe et déterminé est aussi synonyme d’expertise et de professionnalisme. Il constitue le reflet de la valeur de votre travail.

Outre ce principe général, il vous faut vous appuyer sur des données et faits tangibles pour définir vos tarifs, à savoir :

  • repérez votre prix de revient à partir des frais engagés (investissements dans la formation, la communication, frais de délégation d’activité, etc.) Il s’agit de tous les frais que votre chiffre d’affaires doit couvrir, en charges, en impôts, etc.),

  • définissez une fourchette haute et basse des revenus que vous souhaiteriez obtenir de par votre activité,

  • ensuite, vous pourrez diviser la somme de ces coûts en nombre de ventes potentielles (à combien de personnes est-ce que je dois vendre mes services à tel tarif pour atteindre mon objectif ?).

A court terme, vous pourrez peut-être vous permettre de financer les investissements nécessaires à la pratique de votre activité, sans vous octroyer de rémunération. Mais cette situation ne doit pas perdurer dans le temps : à long terme, vous ne pourrez pas demander à vos clients un paiement inférieur à que ce que votre activité ne vous coûte.

Gardez à l’esprit que vos clients vont acheter un résultat.

Ils ont aussi un rapport à l’argent différent du vôtre.

Enfin, restez vigilant par rapport à la négociation : ce jeu peut être sans fin et créer un déséquilibre.

 

8-Etre un bon gestionnaire

Osez revoir vos tarifs régulièrement. Vos tarifs de lancement ne seront pas forcément les mêmes à N+1 ou N+2 de votre activité. Lorsque vous aurez gagné en assurance et aurez conquis une clientèle plus qualifiée.

Osez déléguer certaines tâches pour lesquelles vous ne serez pas dans votre valeur ajoutée maximum. Cela peut porter aussi bien sur des missions de communication (sur les réseaux sociaux par exemple) que sur l’entretien de vos locaux par exemple.

Osez considérer que tout travail mérite salaire.

 

Pour continuer à faire le point sur votre activité, d’un point de vue économique

 

Construire une offre d’accompagnement thérapeutique : l’intérêt de proposer des formules pour vous et vos clients

Comment mettre en place un accompagnement thérapeutique à distance afin d’obtenir un bon investissement de vos patients.

psychologue psychocorporel supervision adultes professionnelsProfessionnelle en libérale depuis 15 ans, Aude a dû recréer sa patientèle au fil des déménagements. Chacun de ces changements de lieu d’exercice a été de repenser sa pratique et de la faire évoluer.

Faire évoluer une pratique de psychologue, consiste à réinterroger notre façon de travailler, le public auquel on souhaite s’adresser en fonction des possibilités à notre disposition.

En effet dans sa première pratique professionnelle, Aude avait installé une plaque dans la rue. Le bouche à oreille a bien fonctionné, et lorsqu’elle est partie aux Etats-Unis elle a dû laisser à regret son activité.

Aux Etats-Unis, après avoir pu trouver une solution pour continuer à exercer, elle a été recontactée par d’anciens patients, l’occasion de développer la téléconsultation qui n’était pas encore répandue. Puis de créer le réseau Soignants Dans Le Monde pour aider d’autres professionnels expatriés à s’installer.

Retour en France, l’épidémie de Covid a fait exploser les propositions de consultations en ligne. Doctolib est très implanté dans le paysage de la santé et du paramédicale. Les moyens pour développer une patientèle ne sont plus les même. Aude choisit de fermer le Réseau Soignants Dans Le Monde qui dans ce contexte perd de l’intérêt.

En 2021, Aude reprend une activité classique de thérapeute, et rajoute une offre de supervision auprès de ses pairs.

 

Les différentes étapes d’une séance de Relaxation Profonde Active : du questionnement aux résultats thérapeutiques obtenus

Les différentes étapes d’une séance de Relaxation Profonde Active : du questionnement aux résultats thérapeutiques obtenus

La Relaxation Profonde Active, comme son nom l’indique, est une technique de relaxation qui peut être utilisée dans tout accompagnement thérapeutique. Elle peut constituer une première phase d’introduction au début d’une séance avec vos patients mais aussi être au centre de l’accompagnement thérapeutique proposé.

C’est une technique qui va à la fois permettre à la personne de se détendre et de se concentrer sur ses ressentis afin de mieux s’ancrer dans sa séance. Au travers d’un exemple concret, nous allons voir ensemble les différentes phases du cheminement thérapeutique que vous pourrez construire au cours d’une séance.

Prendre le temps de poser des questions à votre patient

Dans un premier temps, il est important de démarrer cette phase de relaxation en douceur, un peu comme un funambule qui marche sur un fil.  En tant que thérapeute, commencez par poser des questions au fur et à mesure à votre consultant, comme on pose les pieds l’un après l’autre en reprenant l’équilibre entre deux pas. L’équilibre à trouver ici est de s’assurer auprès du consultant que le chemin suivi est juste pour lui. Pour cela il est nécessaire de l’interroger régulièrement sur ce qu’il ressent :

  • « Si je vous dis cela, que ressentez-vous ? » ;
  • « Dans la situation que vous décrivez, il y a deux questionnements possibles, celui-ci ou celui-là, lequel est le bon pour vous ? »
  • etc.

Dans cet état de relaxation profonde et d’écoute de ses sensations, la personne saura vous dire ce qui est prioritaire pour elle.

Entrer en résonnance avec votre patient

Parfois, face à certaines situations émerge un silence. Pas seulement un silence des mots mais un silence des sensations.
Par exemple, si vous demandez à votre consultant : « Où se situe dans votre corps ce que vous venez d’évoquer maintenant ? » :

  • soit la personne va vous donner une réponse, telle que : « Au niveau de ma gorge, c’est serré ».
  • soit la personne ne va pas vous donner de réponse car elle a l’impression de ne rien ressentir.

En tant que thérapeute, votre rôle est un peu comme celui d’un chercheur d’or : vous devez essayer de passer au peigne fin tous les possibles pour trouver LE possible qui va éclairer la situation et réveiller les sensations chez votre patient.

Vous pouvez par exemple, interroger vos propres sensations et lui en proposer l’accès en lui disant : « Vous ne ressentez rien, mais j’ai de mon côté une sensation au niveau de la gorge ».
Si vous êtes en bonne résonnance avec votre consultant, il pourra peut-être vous répondre : « Ah oui moi aussi ! ».

Vous pourrez ensuite commencer à tirer le fil afin de l’amener à expliciter plus en détail ce qu’il ressent, comme dans l’exemple suivant.

Description de la sensation corporelle

Psychologue : Pouvez-vous me décrire la sensation dans votre gorge

Patient : C’est lourd.

Psychologue : Comment est-ce lourd ? De quelle matière ? De quelle couleur ? La question est descriptive, et non interprétative.

Patient : Comme une balle de ping-pong remplie de plomb.

Recherche du sens

Une fois la sensation identifiée, la quête de sens commence. Dans notre exemple ci-dessus, à quoi cette curieuse balle de ping-pong en plomb peut-elle se référer ?

Psychologue : Avez-vous déjà vu une balle de ping-pong de ce genre ? Ou bien Avez-vous déjà joué au ping-pong ?

Patient : Oui j’ai beaucoup joué au ping-pong chez mon grand-père.

Psychologue : Avez-vous un souvenir particulier de ces moments chez votre grand-père ?

Patient : Oui ! Un jour, il y a eu un tournoi et mon cousin a été déclaré vainqueur alors qu’il avait triché.

Remémoration des émotions associées au souvenir

Vous pouvez alors poursuivre l’investigation sur l’enfant que le consultant était au moment de cet épisode, sur ce qu’il a ressenti et lui demander si d’autres situations lui viennent à l’esprit en se rappelant celle-ci.

Dans cet exemple, le sentiment d’injustice, la vulnérabilité, l’impuissance vont pouvoir émerger. L’émotion peut aussi submerger le consultant.

Toutefois, l’expression de ses émotions, des liens qui y sont associés, l’éveil à d’autres sensations peuvent déjà lui procurer un sentiment d’apaisement.
Interrogez le alors sur « Comment est la boule de ping-pong maintenant ? ». En général, elle va lui paraître beaucoup moins lourde, voire plus lourde du tout. C’est là le sens qui a émergé à travers ce souvenir : la sensation dans la gorge parle de ses émotions, ses déceptions et des sentiments qui y sont rattachés.

Identification du besoin non satisfait au moment de l’événement

L’identification du traumatisme, de la blessure, permet ensuite d’accéder au processus de résolution.

C’est le moment d’interroger votre consultant sur ses besoins : « De quoi auriez-vous eu besoin à ce moment-là ? ».

Il est essentiel de demander à votre consultant de quoi il aurait eu besoin sans lui imposer une solution qui serait bonne pour lui. Il s’agirait alors d’un abus de pouvoir le dépossédant une fois encore du vécu lié à la situation traumatisante évoquée.

Lui seul connaît son besoin et c’est uniquement la réponse à ce besoin qui lui apportera du réconfort. En cela, chaque personne aura un besoin différent selon son histoire et sa sensibilité.

Dans cet exemple certains auraient eu besoin que la tricherie soit dénoncée, d’autres auraient eu besoin d’être consolés, d’autres encore auraient eu besoin d’être reconnus gagnants.

Résolution : action choisie par le patient afin d’apaiser la douleur

Certes l’histoire est ancienne et votre consultant est devenu un adulte depuis qu’elle s’est produite. Toutefois, il faut considérer que si elle émerge à partir d’une sensation corporelle, cela signifie que le problème n’est pas résolu.
Finalement, la douleur est encore présente, comme tapie derrière des considérations sur le fait que c’est une histoire ancienne, assez secondaire, sur laquelle il n’est pas nécessaire de s’arrêter. Mais cela signifie surtout que les émotions qui y sont rattachées continuent d’agir sur le comportement de la personne.

Plusieurs modes de résolutions peuvent alors être proposés :

  • en tant qu’adulte, prendre soin de l’enfant que l’on était à ce moment-là, par exemple en le consolant, en reconnaissant que ce qu’il a alors vécu n’était pas juste, en le rassurant ;
  • s’il y a eu une injustice dans l’arbitrage, rendre symboliquement à l’adulte ce qui, à l’époque a été à l’origine de cette injustice (le grand-père, l’oncle, la mère…) la subjectivité de son jugement. Le consultant peut s’imaginer redonner à l’autre ce qui l’a blessé afin de ne plus en porter la responsabilité.

Validation de la solution retenue

Au fur et à mesure du processus, et en particulier à la fin de celui-ci, il est important d’interroger votre consultant sur le devenir de la sensation qu’il a initialement ressentie : « Comment est maintenant la sensation de balle de ping-pong lourde ? » Ou bien « Comment est votre sensation dans la gorge ? »

Lorsque la quête de sens, l’identification du besoin et l’action apaisante auront été perçues comme justes par votre consultant, la balle de ping-pong de l’exemple, sera soit moins lourde, soit complètement disparue, soi différente ce qui ouvre la porte à une autre investigation.

Généralement chaque sensation amène son lot de souvenirs et d’émotions complexes, qui, résolues, laissent la place à l’apaisement.

Résultats obtenus

Dans la situation évoquée dans l’exemple, l’objectif était d’accompagner ce consultant à apaiser suffisamment ses émotions intérieures pour qu’il puisse en toute liberté prendre la décision qui lui convenait. Ce qui est effectivement arrivé. Une solution prioritaire a émergé, une fois que les enjeux affectifs divers ont été identifiés (dont certains prenaient leur source dans de très anciennes situations).

Ainsi, on peut constater à quel point la Relaxation Profonde Active permet de réorganiser le souvenir et le traitement des émotions associées. Il peut même y avoir une réorganisation des traces mémorielles, qui peut se manifester chez le consultant à travers de manifestations corporelles telle que gargouillis, ou bien mains qui chauffent, ou encore bâillements, etc

Aussi surprenantes soient ces manifestations, elles sont souvent la preuve du mouvement en cours d’action pendant la séance. Un mouvement qui se poursuit en dehors de ce temps de séance. En étant actif, le consultant se replace au centre de son vécu ce qui lui redonne de la liberté et de l’autonomie.

Dans d’autres situations, les effets ressentis seront plus ou moins perceptibles tout en étant réels :

  • changement dans le mode de relation avec l’entourage,
  • baisse ou disparition de l’anxiété,
  • sommeil retrouvé,
  • réorganisation du système familial,
  • réouverture de dialogues,
  • baisse de l’agressivité,
  • reprise de confiance en soi,
  • etc.

En tant que thérapeute, il s’agit pour vous d’élucider et de soigner des traumatismes qui, tels des petites pierres discrètes, plombent les poches de la personne, l’empêchant d’avancer.

psychologue psychocorporel supervision adultes professionnelsAu fil de ses 15 années d’exercice libéral, Aude a fait évoluer ses propositions thérapeutiques. Le fil directeur est une approche humaniste, basée sur les besoins de la personne, dans une dynamique interactive.

Progressivement Aude a développé la méthode de Relaxation Profonde Active. Basée sur l’exploration des sensations du corps comme vecteur d’information, suivi d’un protocole de réparation, de consolation ou d’acceptation selon les situations rencontrées. Cette méthode permet d’aller beaucoup plus loin dans la compréhension historique du patient, que ce qu’il sait en conscience.

Ces outils sont conçus pour être intégrés à une clinique traditionnelle intégrative.

Déterminer vos objectifs pour développer votre cabinet de psychologue et pouvoir en vivre

Déterminer vos objectifs pour développer votre cabinet de psychologue et pouvoir en vivre

cabinet de psychologue en vivre

Profession libérale, thérapeute, psychologue, psychothérapeute… Vous exercez votre métier avec passion.

Dans cette intervention, vous apprendrez l’important de définir des objectifs dans l’exercice de votre métier. Des objectifs financiers, mais aussi des objectifs en terme de projets, de communication, d’équilibre personnel.

Avec méthodologie, et au plus prêt de votre réalité pour vous challenger, sans vous épuiser.

 

 

Accéder à l’enregistrement complet de l’intervention (vidéo YouTube)

Cette intervention a été enregistrée dans le cadre des formations business proposées par Aude lorsqu’elle animait le réseau Soignants Dans Le Monde.

 

 

1- Pourquoi est-il nécessaire de définir des objectifs ?

Définir ses objectifs, c’est tout d’abord créer un cadre motivationnel. En tant que professionnel libéral ou indépendant, vous êtes souvent amenés à travailler seul, parfois depuis votre domicile. Un cadre qui peut tout aussi bien être rassurant et confortable par moment, mais qui peut aussi susciter de la solitude et de la démotivation.

Ainsi, définir vos objectifs vous permettra :

– de relativiser et de mettre de la distance avec votre activité dans ces moments de « moins bien » que vous serez amenés à vivre,

– de mettre en perspective d’autres moments dans le mois ou le trimestre où vous aurez eu le sentiment d’avancer et de progresser.

– d’être au clair sur votre « Big Why », c’est-à-dire la raison profonde qui vous a amené à vouloir exercer votre activité,

– de formaliser les contraintes budgétaires liées à l’exercice de votre activité,

– de choisir les actions concrètes à mettre en place pour avancer,

– d’identifier vos avancées,

– de savoir vous féliciter de vos réussites,

– de ne pas culpabiliser lorsque vous avez l’impression de ne pas en avoir fait assez et d’ajuster vos actions par rapport à ce que vous espérez obtenir,

– de définir la taille de la communauté que vous souhaitez mobiliser pour développer votre activité,

– de formaliser l’équilibre que vous souhaitez atteindre entre votre vie personnelle et votre vie professionnelle.

 

2- Définir ses objectifs de communauté ou « follower ».

Par « communauté », on entend un groupe de personnes rassemblées autour de valeurs communes. La communication que vous mettrez en œuvre va vous permettre, en quelque sorte, « d’éduquer » le public qui vous prêtera attention, à votre métier et à votre activité. Rassembler une communauté autour de vos sujets peut en effet constituer une preuve sociale. Le nombre de personnes qui vous suivent sur les réseaux sociaux, peut être une donnée significative qui prouve leur intérêt pour ce que vous faites. Cela ne signifie par forcément que vous allez transformer tous ces contacts en clients, mais cela démontre un intérêt partagé par un certain nombre de personnes.

 

Il est difficile de donner un objectif global autour de la construction de sa communauté.  En revanche, on peut fixer raisonnablement des tendances, telles que :

– avoir plus 500 contacts sur LinkedIn,

– avoir plus de 1000 abonnés  sur sa page Facebook,

– avoir plus de 1000 puis idéalement 5000 participants dans un groupe Facebook.

Vos objectifs liés à votre communauté doivent surtout être qualifiés. En effet, l’essentiel est bien de définir le nombre de clients dont vous avez besoin pour ensuite poser vos actions en fonction de cela.

 

Vous pouvez lister les possibilités d’actions à réaliser et ce que chaque action peut vous permettre d’atteindre, comme par exemple :

-Vous inscrire sur Doctolib, est souvent la première option choisie par les professionnels qui s’installent. Si ce support a largement prouvé son efficacité, les témoignages indiquent cependant que la clientèle y est facilement volatile, et pas toujours très ciblée, a moins de bien préciser ses spécialités, au risque de réduire le nombre de contact. Cette solution payante, a le mérite de ne pas être chronophage : La réputation du site, et son placement dans les moteurs de recherche garantissant une certaine visibilité.

-Il en est de même pour la création, gratuite de votre profil Google, qui vous situera en première page à la recherche « psychologue – ville recherchée »

-Installer une plaque professionnelle à l’entrée de votre cabinet est aussi un passage fortement conseillé pour un développement d’activité locale.

En revanche ces supports ne remplacent pas une communauté avec laquelle vous pouvez échanger en direct, faire part d’un nouvel article ou d’un nouveau projet.

Cette communauté qui par voie de conséquence favorise le développement de votre patientèle a aussi comme avantage très précieux dans la solitude d’un cabinet libéral de vous mettre en lien direct avec votre public.

Vous pouvez également organiser des actions en ligne comme un webinaire par exemple ; veillez toutefois à le rendre riche en contenus afin de susciter l’intérêt des participants pour d’autres manifestations que vous organiseriez à l’avenir.

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Mais au préalable, définissez votre cible,

La cible, c’est-à-dire les personnes que vous voulez toucher. Inutile d’écrire un article sur l’éducation, si vous ne souhaitez pas travailler avec des enfants. Cela peut paraitre évident, mais il vaut mle dire. Les Psychologues ont rarement des reflexe de communicant, et encore plus souvent des résistance à l’idée d’avoir une communication associée à du « marketing ». Il est important que vous vous demandiez à quel besoin vous pourriez répondre et comment la réponse que vous proposez vous permettrait d’acquérir des clients supplémentaires ? Prenons l’exemple d’un thérapeute spécialisé dans le conseil conjugal. Il sait que la clientèle avec laquelle il travaille le plus sont des couples séparés et concernés par la problématique de la garde alternée à distance. Dans ce cas, il peut tout à fait communiquer ou proposer d’intervenir sur cette thématique, qui pourra toucher de potentiels futurs clients. C’est bien en identifiant un besoin potentiel auquel vous êtes en mesure de répondre que vous pourrez acquérir de nouveaux clients.

Vous ne pourrez pas toujours quantifier quelle action a généré quel événement ou quel retour mais dans tous les cas, c’est en posant des actions qu’il se passera des choses et que vous pourrez avancer. Ces actions mises bout à bout vont créer un effet de bruissement supplémentaire et vont vous permettre de parler de votre activité et de vous faire connaître.

Dans tous les cas, gardez à l’esprit que l’objectif global est bien de développer une activité rémunérée, objectif qui qui passe par des objectifs intermédiaires, tels que :

La communication autour de votre activité,

L’augmentation de votre communauté c’est-à-dire de vos contacts.

La prise en compte de votre désir : quel investissement en temps souhaitez-vous dédié à cela ? Quelles sont vos priorités ?

Vous pourrez ainsi poser vos objectifs tout en étant dans la réalité et ne pas vous décourager.

 

Considérez qu’une action qui vous amène immédiatement 1 patient est déjà un score tout à fait satisfaisant.

Une action qui vous permet d’augmenter votre liste de 50 contacts est-elle aussi une réussite..

Cette communauté, qui peut vous paraitre virtuelle, est pourtant celle qui va créer une belle base pour le développement de votre patientèle.

 

3- Se fixer des objectifs de communauté et de patientèle, réalistes, en adéquation avec ses disponibilités

Il peut être opportun de poser sur un planning papier ou en ligne tous les empêchements, les sollicitations/rendez-vous extérieurs qui vont créer une occupation autre que celle de l’exercice de votre activité ou de la réalisation de votre projet de développement.

Cela peut être, par exemple :

– les vacances scolaires des enfants dont vous devrez alors vous occuper,

– les activités extrascolaires,

– des déplacements pour aller rendre visite à la famille,

– des rendez-vous médicaux,

– etc.

En formalisant ces moments, vous aurez une meilleure visibilité sur votre organisation et gagnerez en sérénité en réduisant votre charge mentale sur l’ensemble des sujets qui composent votre vie. Cette étape est importante avant de pouvoir fixer vos objectifs : elle permet de s’ajuster à la réalité et de ne pas générer un stress inutile qui vous ralentirait dans votre progression. En tant qu’entrepreneur, il est important de vous créer un challenge qui reste atteignable, car à trop en faire, le risque est grand de se voir craquer à un moment donné.

Voici une méthode efficace pour établir votre planning avec le plus de réalité possible :

Dans votre planning de la semaine, réservez des blocs de temps (en nombre d’heures) dédiés à des tâches pour le développement de votre activité (création de contenus de communication, marketing/réseautage, comptabilité, etc.)

En parallèle, prévoyez le nombre de consultations maximum que vous pouvez réaliser sans empiéter sur les tâches liées au développement de votre activité thérapeutique, ou que vous souhaitez réaliser pour atteindre votre objectif de chiffre d’affaires.

Définir le nombre de consultations que vous souhaitez/pouvez réaliser va vous permettre de formaliser le nombre de clients dont vous avez besoin par mois pour atteindre vos objectifs financiers.

En effet, si vous avez besoin de 5 clients par mois, il n’est pas nécessaire de dédier énormément de temps au développement de votre activité en communication, en prospection, etc.

 

 

4- Poser ses besoins financiers afin de définir votre objectif de Chiffre d’Affaire

Cette étape va vous permettre de définir le niveau de rémunération que vous souhaitez atteindre de par votre activité. Pour cela, il est fortement conseillé de réaliser un suivi comptable, même simple mais régulier, afin d’être le plus possible dans l’anticipation.

Pour identifier le chiffre d’affaires qu’il vous est nécessaire d’atteindre, il faut prendre en compte :

– vos dépenses obligatoires,

– le niveau minimum de la rémunération dont vous avez besoin pour ne pas être déficitaire, mais également l’idéal de rémunération que vous souhaiteriez atteindre,

– le nombre d’heures rémunérées qu’il vous est possible de réaliser,

– votre tarif horaire, qui doit couvrir vos charges et être en adéquation avec le nombre d’heures rémunérées que vous pouvez réaliser.

Votre objectif est donc définir clairement :

le nombre d’heures que vous devez facturer X le montant facturé

=

chiffre d’affaires global nécessaire pour être rentable et générer un revenu qui vous convienne.

Vous devez également définir votre seuil de rentabilité, c’est-à-dire le montant de chiffres d’affaires nécessaire pour couvrir vos frais et pour vous rémunérer.

Il est important de ne pas oublier qu’une période d’investissement est souvent nécessaire lorsqu’on démarre son activité et qu’il est possible qu’on ne se rémunère pas tout de suite. Mais il est important de garder à l’esprit que c’est en posant des actions que les choses se produisent et qu’elles nous amènent vers ce que l’on souhaite atteindre.

5- Faire le bilan de l’année écoulée pour établir les objectifs de l’année suivante

Ce bilan va consister à identifier :

– ce que vous aurez le plus vendu, ce qui a fonctionné (les consultations, une formule plutôt qu’une autre, etc.)

– ce qui n’a pas fonctionné,

– ce qui fonctionne mais ne rapporte rien, c’est-à-dire de vous demander à quelle action non rentable vous êtes prêts à renoncer malgré votre passion.

Ce sera également l’occasion de vous interroger sur les questions suivantes :

– avez-vous le moyen de consacrer plus de temps à ce qui vous a rapporté ?

– avez-vous d’autres projets qui pourraient, a priori, être monétisables ? Si oui, pouvez-vous les ajouter à vos objectifs ?

– quelles actions devez-vous mettre en œuvre pour obtenir vos résultats : on parle alors de communication et de communauté.

psychologue psychocorporel supervision adultes professionnelsProfessionnelle en libérale depuis 15 ans, Aude a dû recréer sa patientèle au fil des déménagements. Chacun de ces changements de lieu d’exercice a été de repenser sa pratique et de la faire évoluer.

Faire évoluer une pratique de psychologue, consiste à réinterroger notre façon de travailler, le public auquel on souhaite s’adresser en fonction des possibilités à notre disposition.

En effet dans sa première pratique professionnelle, Aude avait installé une plaque dans la rue. Le bouche à oreille a bien fonctionné, et lorsqu’elle est partie aux Etats-Unis elle a dû laisser à regret son activité.

Aux Etats-Unis, après avoir pu trouver une solution pour continuer à exercer, elle a été recontactée par d’anciens patients, l’occasion de développer la téléconsultation qui n’était pas encore répandue. Puis de créer le réseau Soignants Dans Le Monde pour aider d’autres professionnels expatriés à s’installer.

Retour en France, l’épidémie de Covid a fait exploser les propositions de consultations en ligne. Doctolib est très implanté dans le paysage de la santé et du paramédicale. Les moyens pour développer une patientèle ne sont plus les même. Aude choisit de fermer le Réseau Soignants Dans Le Monde qui dans ce contexte perd de l’intérêt.

En 2021, Aude reprend une activité classique de thérapeute, et rajoute une offre de supervision auprès de ses pairs.

 

Identifier sa relation à soi et aux autres afin de mieux se comprendre et mieux comprendre son rapport aux autres et gagner de la liberté

Identifier sa relation à soi et aux autres afin de mieux se comprendre et mieux comprendre son rapport aux autres et gagner de la liberté

La visualisation d’un cercle par le patient est un outil thérapeutique que j’utilise systématiquement dans mes accompagnements thérapeutiques. Sa puissance est chaque fois confirmée ; c’est pourquoi j’ai choisi de vous le partager ici, afin que vous puissiez à votre tour l’expérimenter et l’utiliser.

Il permet au thérapeute d’accompagner ses patients à prendre conscience de leur positionnement en tant qu’individu et ainsi de faire évoluer leur état psychologique et leur situation personnelle ou professionnelle.

Accompagner le patient à la prise de conscience pour faire évoluer sa situation

Cet outil d’accompagnement psychologique est un outil de visualisation facile à utiliser et qui permet de mettre en place des prises de conscience par le patient.

Dans un premier temps, il convient de placer le patient en position de relaxation profonde, de lui demander de fermer les yeux et d’imaginer un cercle autour de lui. Ensuite, de faire exprimer librement le patient sur la dimension qu’il donne à ce cercle et sur ce à quoi ressemble sa bordure.

La représentation du cercle exprimée par le patient peut déjà en dire beaucoup sur sa position personnelle vis-à-vis de la vie. En réalité cette représentation symbolise la position du patient par rapport à son aura, cette atmosphère immatérielle qui semble émaner d’une personne.

Il est essentiel de prendre en compte ce qu’exprime patient sur les éléments suivants :

  • la taille du cercle,
  • la délimitation du cercle représenté.

Déroulement du protocole

Dans un premier temps, il convient de placer le patient en position de relaxation profonde, de lui demander de fermer les yeux et d’imaginer un cercle autour de lui. Ensuite, de faire exprimer librement le patient sur la dimension qu’il donne à ce cercle et sur ce à quoi ressemble sa bordure.

La représentation du cercle exprimée par le patient peut déjà en dire beaucoup sur sa position personnelle vis-à-vis de la vie. En réalité cette représentation symbolise la position du patient par rapport à son aura, cette atmosphère immatérielle qui semble émaner d’une personne.

Il est essentiel de prendre en compte ce qu’exprime patient sur les éléments suivants :

  • la taille du cercle,
  • la délimitation du cercle représenté.

Complément : La position du patient par rapport à ses proches

Dans un second temps, il est demandé au patient d’imaginer ses proches (un parent, son conjoint ou son enfant par exemple) dans leurs cercles et d’exprimer à quelle distance du sien ils se situent. Cette visualisation permet de traduire la vision qu’a le patient de lui-même et de mieux comprendre sa position par rapport aux autres.

Cette technique permet à la fois de discuter de la position du patient par rapport aux autres dans sa sphère familiale (avec ses parents par exemple) ou de couple (avec son conjoint). Elle permet de révéler au patient des aspects de protection, de domination ou d’éloignement par exemple, d’en prendre conscience et de mettre des mots sur ce qu’il ressent.

Cet outil thérapeutique de visualisation peut également être utilisé dans le cadre de l’accompagnement psychologique des patients en souffrance dans leur cadre professionnel (dans des liés à de la frustration au travail, des difficultés liées au management ou bien encore de harcèlement moral, par exemple).

En résumé, il s’agit d’un outil d’une grande puissance que le thérapeute peut, dans un premier temps, expérimenter sur lui afin de mieux le percevoir. Il permet de travailler à la fois sur le ressenti et le besoin du patient et de mener à l’action pour faire évoluer sa situation.

psychologue psychocorporel supervision adultes professionnelsAu fil de ses 15 années d’exercice libéral, Aude a fait évoluer ses propositions thérapeutiques. Le fil directeur est une approche humaniste, basée sur les besoins de la personne, dans une dynamique interactive.

Progressivement Aude a développé la méthode de Relaxation Profonde Active. Basée sur l’exploration des sensations du corps comme vecteur d’information, suivi d’un protocole de réparation, de consolation ou d’acceptation selon les situations rencontrées. Cette méthode permet d’aller beaucoup plus loin dans la compréhension historique du patient, que ce qu’il sait en conscience.

Ces outils sont conçus pour être intégrés à une clinique traditionnelle intégrative.

Mes enfants n’arrêtent pas de se disputer quand on part en vacances… que faire ?

Mes enfants n’arrêtent pas de se disputer quand on part en vacances… que faire ?

vacances en famille et dispute de fratrie

Ah…le temps de vacances…le soleil, la mer ou la montagne, le farniente… Vous attendez cela depuis des mois ! Mais avant de goûter à tous ces plaisirs, il y a l’épreuve du trajet avec vos enfants jusqu’à votre lieu de vacances. Un moment que vous redoutez car vous ne savez pas comment les enfants vont se comporter. Vous avez pourtant tout prévu : films à regarder, jeux, goûter, etc. mais vous savez aussi qu’un trajet long peut être l’occasion de disputes entre vos enfants sur le chemin des vacances.

 

Vos enfants sont prévenus, mais cela ne se passe pas toujours comme vous l’aviez prévu. Lorsque les enfants commencent à chahuter et à se disputer à l’arrière du véhicule, les parents s’agacent à l’avant, et le voyage n’est plus du tout une partie de plaisir. A tel point que certains parents renoncent même à certains projets de voyage. Quelles astuces et solution pour gérer ces situations de conflits et rendre le voyage agréable pour tous ?

Pourquoi les enfants se disputent ils ?

De manière générale, les disputes sont souvent liées au mode de fonctionnement des uns et des autres et à leurs tempéraments. Elles sont souvent en lien avec une insatisfaction des besoins primaires des individus (fatigue, ennui, faim, etc.). Ainsi, l’enfant peut éprouver une sensation de malaise qu’il ne peut expliquer, ce qui génère du stress. De ce fait, se disputer avec sa sœur ou son frère devient un divertissement au final ! S’opposer à l’autre l’occupe et permet d’attirer l’attention de ses parents, mais aussi d’obliger la famille à faire une pause, mais qui au final ne fera que repousser l’heure d’arrivée à destination.

De plus, dans certaines familles, se disputer est en fait devenu une façon de communiquer entre les enfants voir même entre tous les membres de la famille. Et si, en plus, la famille décide de faire un road trip pour les vacances, le temps passé tous ensemble s’accumule avec une promiscuité de tous les instants. Ces éléments vont alors accentuer certains comportements des enfants et, plus largement, remettre en question le mode de fonctionnement familial et les attentes de ses membres.

Par exemple, un enfant qui a l’habitude de s’exprimer par le conflit a peu de chance de changer son comportement d’un coup, comme par magie ! A moins que ses parents n’apportent du sens à son mode d’expression.

L’intervention précoce des parents comme solution aux disputes des enfants

Parents : prenez du recul ! C’est la première chose à faire lorsqu’une dispute se produit. Soyez créatifs dans la réponse que vous donnerez aux situations conflictuelles en les considérant comme normales et finalement assez banales : ces disputes ne sont pas dirigées contre vous, ni même totalement contre la sœur ou le frère. Elles ont un sens qu’il vous faut comprendre.

Observez attentivement l’élément déclencheur de la dispute et à quel moment elle se produit. Répondre à l’objet du conflit ne suffira pas toujours à calmer les choses. En revanche, apporter du sens au conflit va davantage vous aider.

Prenons l’exemple de vacances sous la forme d’un road-trip de plusieurs jours voir même de plusieurs semaines. La maman de Malo et Quentin avait remarqué que ses enfants commençaient à se disputer de façon systématique 2 heures après le déjeuner. La solution : avoir toujours de quoi goûter et proposer un encas à ses garçons dès que le ton commençait à monter. Et cela a fonctionné ! Le goûter était certes un peu tôt mais elle avait compris que le métabolisme de ses enfants exprimait son besoin dans la dispute et ce, sans élément déclencheur apparent.

Pour cela, n’hésitez pas à intervenir au plus tôt avant que la situation ne dégénère et devienne impossible à calmer.

Dans cet exemple, le conflit était provoqué par un besoin physiologique des enfants. Mais de manière générale, pour calmer les conflits, il convient d’adapter vos réponses, non pas à l’événement, mais à ce qui le provoque. Par exemple : au lieu de dire « Laisse ton frère tranquille ! » (ici le sujet de la dispute), il vaut mieux dire « Je pense que tu embêtes ton frère car tu as soif/tu es pressé d’arriver/tu as faim …  » (ici le motif de la dispute) et compte tenu du motif,  proposer la solution adaptée. Par exemple « Dans ce cas, bois un peu d’eau/prends ton goûter/repose toi »…

L’important est que vous interveniez suffisamment tôt dans la dispute afin que, ce qui était peut-être au départ une provocation, ne devienne pas une situation impossible à gérer !

 

Il existe une autre catégorie de conflits, qui peuvent être attribués à des besoins psychologiques : les disputes liées à la jalousie par exemple. En effet, la situation d’un voyage long peut parfois entraîner une crainte de perdre son identité :

L’enfant peut se poser ce type de questions :

  • « Est-ce que ma différence par rapport à mes frères ou sœurs est bien prise en considération ? »
  • « Ai-je bien toute ma place dans la famille ? »

Le piège serait de croire que vous pouvez donner la même chose à chacun de vos enfants et que l’apaisement du conflit va résider dans cette équité. Déjà, il faut savoir que les enfants évaluent ce qui se passe de façon totalement subjective. De plus, les besoins de chacun de vos enfants sont différents. Votre stratégie doit s’inscrire dans la durée : vous ne révolutionnerez pas les ressentis de vos enfants au cours d’un trajet qui est lui-même source de tensions.

Responsabilisez les enfants entre eux : chacun se sentira important à sa manière. Oubliez l’idée que vous êtes la seule personne en capacité de résoudre une difficulté que les enfants sont les seuls à poser. Pour être équitable, adaptez les offres faites à chacun des enfants selon leur âge et leur tempérament. Félicitez-les et remerciez-les lorsque l’un d’eux fait quelque chose de bien pour un autre.  Vous pouvez tout à fait confier une tâche à votre aîné pour son petit frère, mais aussi du petit frère vers son aîné.

 

Sachez également que les tensions psychologiques peuvent aussi naître du fait d’éléments extérieurs à la relation entre frères et sœurs, même si elles s’expriment, dans ce moment précis du trajet sous la forme d’une dispute entre les enfants.

Par exemple, vos enfants peuvent être très heureux de retrouver leurs grands-parents, tout en ayant peur de la façon dont cela va se passer :

  • votre enfant est content d’être en vacances mais il redoute de ne plus voir ses copains pendant plusieurs mois,
  • votre enfant veut ci mais il a peur de cela…

Il existe de nombreux exemples. Avoir en tête ces ambivalences vous permettra de leur apporter la réponse adéquate, celle qui dépasse le « Laisse ton frère tranquille ! », au profit, de « Que dirais-tu de voir un tel ? », « Es-tu heureux de voir la mer, retrouver ton vélo ? » ….

Un exemple qui complète l’idée que communiquer est essentiel et que même la « méta-communication », c’est-à-dire de ne pas forcément discuter de la situation mais de ce qui la provoque, est importante.

 

 

Communiquer et discuter pour apaiser les tensions

Dans les différents exemples donnés, on retient que ce qui est important est d’établir une relation dans les deux sens, entre vous et vos enfants ou entre les enfants eux-mêmes. Cela va permettre :

  • d’apporter du sens,
  • d’exprimer ses émotions, ses joies, ses peurs,
  • de calmer les tensions,
  • de discuter calmement et librement des activités des uns et des autres,
  • que chacun soit partie prenante d’un projet familial et pas seulement en posture de consommation.

Au quotidien, quoi qu’il en soit, il est plus constructif d’accompagner ses enfants à prendre conscience de ce qui créé des disputes et de quelle façon les résoudre plutôt que de leur reprocher de se chamailler sans en comprendre les motifs. Ainsi, les enfants une fois adultes sauront mieux communiquer et gérer leurs désaccords potentiels.

psychologue psychocorporel supervision adultes professionnels

Au fil de sa pratique thérapeutique, Aude a développé des outils qui lui permettent d’accompagner les personnes vers plus de sérénité et d’autonomie dans leurs choix de vie.

Au moment d’une « crise » comme un changement de vie, maladie, accident, séparation, départ des enfants, deuil, vieillissement parentale, ménopause, mal-être non identifié, expatriation

Nos capacités de réactions peuvent être débordées. Engendrant dépression, burn-out, agressivité, sentiment de solitude et de perplexité, réveil de vielles blessures, perte de confiance en soi.

Aude vous accompagne pour une meilleure connaissance de vous, un éclaircissement de ce que vous vivez : nommer permet de prendre de la distance et d’agir, et le choix et de mode de résolutions.

Son approche est dynamique, basée sur des entretiens interactifs et l’exploration psychocorporelle.

 

 

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