Le bébé commence à apprendre la vie dès sa naissance. Une vie rythmée par ses besoins physiques tels que le sommeil ou encore la faim ; besoins qui lui permettent aussi d’expérimenter la manière dont ils sont satisfaits et de voir qui y répond. L’enfant commence alors à développer un attachement tout particulier à la personne qui s’occupe de lui. Cet attachement va l’aider à construire sa sécurité intérieure, essentielle à sa croissance et à son développement.

 

La relation innée entre la mère et l’enfant

On sait que l’enfant sait trouver le lait de sa mère et téter dès sa naissance. De la même façon, il va développer des capacités d’attachement viscérales en identifiant très rapidement la personne qui est à même de satisfaire ses besoins.

Un nouveau-né est tout à fait capable de ramper sur le ventre de sa maman afin d’atteindre le sein qui va le nourrir. Le bébé a certes des attentes et des besoins, mais il est aussi porteur de nombreux potentiels et savoir-faire que l’adulte va accompagner tout au long de sa croissance au travers d’une relation qui est interactive. Il peut arriver que certaines mères ressentent de la détresse parce qu’elles ont l’impression de ne pas savoir reconnaître les besoins de leur bébé. C’est comme si elles ne détenaient pas le savoir nécessaire. Il ne faut pas s’inquiéter ! Ce savoir s’acquière et il est surtout basé sur leur écoute d’elles-mêmes en tant que mamans et sur l’écoute de leur bébé.

 

Comment se construit la sécurité intérieure du bébé ?

Le bébé ressent de besoins qu’il va exprimer par les pleurs, les cris voir même de la colère. Il crie, il hurle, il pleure, il transpire et devient tout rouge si personne ne fait rien pour lui répondre.  Il faut dire que ce petit être n’est pas en capacité de relativiser comme le ferait un adulte.  En pleurant et en criant, il exprime avant tout sa détresse. Il dit à da façon à quel point il est débordé d’émotions par rapport à ce qu’il ressent physiologiquement. Et face à cette situation seul l’adulte est en mesure de le soulager. Ça n’est pas de la comédie ! Le bébé détient en effet un savoir inné et totalement incarné : il sait que l’on va s’occuper de lui. Et dès lors, il se calme. Une interaction réciproque et riche de cet échange de soins et d’affects se met en place avec l’adulte qui va prendre soin de lui. Ce dernier se positionne alors en tant que référent, donneur de soins essentiels. C’est pourquoi le bébé va s’adresser à lui en priorité.

En tant qu’adulte, il est essentiel de se rappeler que le bébé ne peut exprimer son mal-être physiologique (il a froid, il a sommeil, il a faim, etc.) que par les pleurs ou les cris, ce qui peut parfois être perçu comme une forme de violence. Mais c’est aussi reconnaître que tout petit ou grands nous détenons tous en nous une forme de violence. Par exemple, un parent peut être confronté à sa propre violence quand il se sent totalement démuni face au comportement de son bébé. Ainsi, l’adulte va s’occuper du bébé non seulement pour le protéger mais aussi pour se protéger lui-même du désagrément causé par les cris ou les pleurs.

L’adulte peut aussi répondre aux besoins de l’enfant en exprimant oralement ce qu’il vit : « Quel beau bébé qui a le sourire aujourd’hui ! », « Oh tu cries ! Je sais que tu as mal à ton petit ventre. Je vais te masser, ça te fera du bien. ». Ces paroles peuvent paraître anodines mais il n’en est rien ! Elles ont même une grande importance pour la construction de l’enfant. En effet, elles permettent de transmettre à l’enfant les capacités à s’approprier ses propres compétences de sécurité intérieure.

L’enfant met environ 9 mois pour bien identifier et créer une relation avec l’adulte référent qui va prendre soin de lui.  Il ne faut pas craindre certaines situations de séparation (une hospitalisation dès la naissance par exemple) qui pourraient survenir : elles ne sont aucunement dramatiques dans la construction du lien affectif entre l’enfant et ses parents.  Encore moins si les personnes qui se trouvent alors dans l’entourage du bébé (le personnel médical par exemple) respecte ce lien, le reconnaisse et le favorise.

 

Aider l’enfant pour qu’il construise sa propre sécurité intérieure

Construire sa propre sécurité intérieure est essentielle au développement de l’enfant.  Pour l’y aider, l’écouter et mettre en mot ce qu’il ressent va lui permettre de la construire.

Par exemple si l’enfant est triste, l’adulte peut accueillir cette émotion en lui proposant, par des mots, une solution de sortie de cette émotion négative : « Oui, je sais que tu es triste parce que Maman est partie. Je vais te prendre dans mes bras et on va rester ensemble tous les deux. Je ne suis pas ta maman mais tu peux apprendre à te sentir sécurisé avec moi. »

Autre exemple d’un enfant qui éprouverait le besoin d’un câlin de la part de ses parents mais au milieu de la nuit. Certes, cela peut être dérangeant de voir son sommeil chahuté, mais il faut savoir que c’est un temps nécessaire pour que l’enfant se sente en sécurité.

Il existe également d’autres moyens de rassurer son enfant comme par exemple, de lui donner un foulard avec l’odeur du papa ou de la maman ou encore de lui mettre à disposition ses doudous.

Ainsi, toutes les actions que les parents pourront mettre en place afin de favoriser la sécurité intérieure du bébé participeront à la fois à son estime de lui-même et à la construction de sa confiance en lui.

 

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