exercice pour favoriser la connaissance de soi​Protocole du Cercle de l’identité, pour améliorer la conscience de soi et la confiance en soi.

Les gens n’ont pas toujours conscience d’eux-mêmes. Leur question va être « Qu’est-ce que je peux faire dans telle situation? », à la recherche d’une solution magique qui d’une certaine façon se situe à l’extérieur d’eux-mêmes.

L’identité dont on parle ici est celle qui permet de s’appuyer sur soi dans les tournants de sa vie. Sans cette conscience de soi, le travail thérapeutique que l’on engage ne peut pas prendre de la même façon.

Le protocole présenté ci-dessous est très simple à mettre en œuvre et vous permettra d’accéder à des informations nombreuses, dans un temps limité. Vous en découvrirez la puissance en l’intégrant à vos choix d’outils thérapeutiques.

Le protocole du cercle de l’identité est construit pour que les personnes accèdent à une représentation enrichie d’eux-mêmes avec l’identification de ce qui les différencie d’autrui. Prenant conscience d’eux-mêmes, ils ont une meilleure connaissance de leurs ressources et gagnent en confiance en eux.

 

On entend alors la connaissance de son identité, comme facteur d’amélioration de la connaissance de soi et de fait de ses ressources.

Dans la pratique de note métier de psychologue, nous rencontrons souvent des personnes qui attendent des réponses toutes faites, sans réaliser qu’elles peuvent être moteur de réponses pertinentes et efficientes à ce qu’elles traversent dans leur vie.

Ces personnes considèrent que la solution à leur problème est extérieure à elles-mêmes. Par l’utilisation de certains outils dans le cadre de l’accompagnement thérapeutique que vous leur proposez, votre objectif va être :

  • d’amener ces personnes à se reconnecter à leur identité,
  • de les aider à trouver des solutions par elles-mêmes.

Il est préférable d’utiliser ces outils très en amont de l’accompagnement thérapeutique que vous leur proposerez, dès les premières séances. En effet, le travail sur l’identité du consultant et les prises de conscience qu’il génère est fondateur pour le travail de thérapie que vous engagerez et pour sa bonne intégration par votre patient.

Cet outil, très concret, peut être utilisé auprès de tout public.

Déroulement du protocole

Afin de mieux appréhender cet exercice et ce qu’il vous fait vivre, je vous invite à tester le protocole ci-dessous sur vous, avant de poursuivre la lecture. Vous serez d’autant plus pertinent auprès de votre patientèle le moment venu.

1- Accompagner la personne dans un protocole de quelques minutes de respiration et de relaxation.

2- Lui présenter une feuille A4, où vous aurez schématisé une silhouette, entourée d’un cercle qui occupe l’ensemble de la page.

3- La consigne est la suivante  » Imaginez que vous vous présentez à une personne inconnue, que pourriez-vous dire de vous? « 

L’important est de formuler la consigne sans induire un type de réponse : « Tout ce qui vous permettrait de parler de vous si vous voulez vous présenter à quelqu’un ».

4- Il est préférable que le thérapeute écrive sous la dictée du patient, afin de favoriser la spontanéité de celui-ci sans ajouter une difficulté d’écriture. Si le patient insiste pour écrire lui-même il n’y a pas pour autant, lieu de l’en empêcher. A moins qu’il ne s’agisse d’un enfant qui maîtrise mal l’écriture.

5- Dans la mesure du possible, vous pouvez utiliser des couleurs pour différencier les thématiques auxquelles sont rattachés les éléments indiqués par le patient.

6- Laisser un espace temps suffisant pour que le patient prenne le temps de réfléchir par lui-même

7- Puis vous pouvez lui suggérer les thématiques qu’il n’a pas encore abordées et qui sont indiquées sur le schémas ci-dessus: Identité, caractère, Aspects professionnels, familiaux, centres d’intérêt, etc

 

Posture du Psychologue

Rassurer le patient sur la liberté d’expression qui s’offre à lui et sur l’absence de jugement de votre part.

Observez comment le patient s’empare ou non du sujet, les commentaires qui accompagnent sa réflexion, sa satisfaction ou ses peurs.

Au-delà du contenu des mots, la façon dont il réussit à rassembler ses idées, se présente-t-il sous ses caractéristiques factuelles, comportementales, ses fragilités ou ses forces… Toutes vos observations lui seront restituées, afin qu’il puisse se les approprier dans sa réflexion sur lui-même.

L’ordre dans lequel il cite les éléments parle de lui, de ce qu’il ose dire ou ne pas dire, de la barrière qu’il met ou non à se dévoiler.

Faire cet exercice va entrainer des questionnements du patient, ce qui justifie bien l’exercice. Ces questionnements sont à accueillir sans les commenter, de même qu’il est important de ne pas commenter les mots qui sont soumis par le patient, mais juste les écrire.

Toute information qualitative risquant d’induire des émotions chez la patient, attendez le moment de la restitution pour l’éclairer en fin d’exercice, pour ne pas intercéder dans le processus d’identification. Ce n’est pas tant le contenu des caractéristiques qui va compte à terme, que la démarche intellectuelle et émotionnelle que le patient va mener pendant toute la durée de la séance qui vont s’avérer porteuse de sens..

Vous pourriez avoir des questions ou des remarques de cette nature :

-« Ce n’est pas habituel de parler de soi comme ça »

-« Est-ce que ce n’est pas orgueilleux de dire que je sais faire telle ou telle chose »

-« Je ne sais pas quoi dire »

-« Ce n’est pas très intéressant »

-« Je suis quelqu’un de banal »

Etre rassurant et encourageant vis à vis du patient participe à ses prises de consciences, à la restauration de l’image qu’il a de lui, et à sa légitimation en tant que sujet. Des aspects de sa construction identitaire, qui, si ils sont défaillants ne vont pas lui permettre d’avancer.

Illustration : Jeune femme de 35 ans

 

Durant l’exercice la jeune femme était très dubitative. Elle a commencé par des éléments factuels, puis au moment d’aborder ses réalisations, ses études, etc, elle a craint, je cite, « d’être orgueilleuse ». L’occasions de redéfinir ensemble ce qui relève de l’orgueil et de la connaissance de soi. L’occasion aussi de faire le lien avec l’environnement familial et culturel dans lequel elle avait grandi.

Et enfin, l’occasions pour la thérapeute de lui signifier son droit à être elle-même.

Pour avancer sur ce terrain, nous avons pu évoquer dans la famille qu’elle a créé, la place qu’elle s’autorisait à u occuper; Interroger ce qu’elle avait envie de vivre, et de transmettre à ses enfants.

Le sujet était en effet brulant, cette jeune femme venant notamment consulter pour des difficultés dans son couple.

 

En fin de séance, elle se tenait plus droite, prête à se repositionner dans un environnement malveillant, qui lui faisait perdre toute confiance en elle.

Illustration : Jeune fille de 14 ans

Connecter à son identité

En voyant la variété des mots indiqués, cette jeune fille m’a dit. « C’est quand mieux que de dire je veux être parfaite, c’est beaucoup plus précis. »

Le problème concret de la « perfection » est qu’il s’agit juste d’une idée, une idée mais certainement pas une personnalité solide. Parfait par rapport à quoi ? Avec quel objectif ?

Nous avons rempli ce cercle de l’identité dès le début de la thérapie, afin qu’il lui serve de support et de référence, pour abandonner l’impersonnalité d’être parfaite, au profit d’une connaissance d’elle-même. Que ce schémas lui permette d’abandonner l’idée de plaire à tout le monde, et de mieux se connaitre, et se plaire à soi-même;

A la fin de la séance, celle-ci souriait, elle a pris en photos la feuille et m’a dit qu’elle allait la conserver dans son cahier de thérapie.

Autres exemples :

Jeune professionnelle de l’accompagnement de 28 ans

Au début d’est étonnant de parler de soi comme cela et de l’écrire, mais finalement c’est comme si tous ces mots me rassuraient.

Garçon de 14 ans

Traversant une adolescence difficile ce garçon était très dépendant du regard des autres. Il craignait en permanence d’être jugé.

Il était beaucoup dans le mimétisme de son groupe d’amis.

Il a déjà expérimenté d’être mise de côté par la classe, ayant été de nombreuses fois expatriée les intégrations dans des écoles nouvelles ne se passent pas toujours facilement.

Il était très volatile et pas du tout sur de lui.

L’objectif de cet exercice était qu’il prenne conscience de son épaisseur, de la consistance de sa personnalité, ses atouts, ses différences, et accepte éventuellement ses

points de fragilité comme des éléments de personnalités en construction.

Je ne suis pas si nul que ça si je comprend bien. Il va falloir du temps pour que j’en sois sur.

Variantes possibles sur l’usage de ce Cercle de l’identité.

J’ai pu utiliser le principe de cet exercice avec la variante suivante  : Indiquer sur le schémas des éléments de l’identité d’une autre personne, avec laquelle le patient était en conflit.

1- Monsieur A, 50 ans, au sujet de son père. Il a ainsi pu réaliser que son parent qui avait été très dur avec lui et dont il doutait de l’amour, était une personnalité plus complexe qu’il n’y paraissait, et qui finalement avait fait preuve de droiture dans différents engagements de sa vie. Restaurer l’image parentale, au-delà du souvenir traumatisant, a été libérateur pour ce Monsieur.

2-Madame B, maman d’un garçon de 14 ans. La prise de conscience de la richesse de ce dernier, force et faiblesse, lui a permis de dépasser l’image écornée qu’elle avait de lui, image qui s’accompagnait de l’impression de ne pas bien l’aimer. Petit à petit l’exercice a permis de procéder à un « dezoomage » où dépassant les difficultés, la maman a repéré d’autres leviers de communication possible avec son enfant. En restaurant l’image et la conscience de qui était son fils, elle a pu retrouver confiance dans sa capacité à résoudre la crise qu’ils traversaient. 

Les bénéfices de cet exercice pour le patient

Par le biais de cet exercice à la fois ludique et exigeant, votre patient va trouver le chemin vers :

  • une meilleure conscience de lui-même,
  • une restauration de sa confiance en lui,
  • son droit à exister en dehors de certaines normes ou d’une certaine image que l’entourage a associée à lui,
  • son indépendance vis-à-vis de certains modèles,
  • sa capacité à agir et à se servir de ses talents dans sa vie.

Sur un autre plan, il sera davantage ancré dans le réel, en se connaissant mieux, il réalisera aussi tout ce qu’il génère et attend des autres. Il renforcera mieux lui-même progressivement sa capacité à conduire sa vie.

Cela vous permettra également de mieux le connaître et de permettre les prises de consciences bénéfiques pour son bien-être ou sa guérison.

Une personne qui va bien est une personne dont l’entourage ira mieux. En ayant une meilleure conscience de lui-même et de ce qui le mobilise, la personne n’aura plus le besoin inconscient d’être colérique, injuste, et finalement déstabilisante pour elle-même et ses proches.

Le meilleur service que nous pouvons rendre à nos patients est de les aider à trouver une paix suffisamment solide en eux, pour fonctionner aisément dans leur vie et auprès de leur entourage familial. Cette paix passe par une vraie conscience de son identité, de ses atouts et de son droit à exister.

expérience thérapeutique et outilsAu fil de ses15 années d’exercice libéral, Aude a fait évoluer ses propositions thérapeutiques.

Le fil directeur en est, et a toujours été, une approche humaniste, basée sur les besoins de la personne dans une dynamique interactive.

Progressivement Aude a développé la méthode de Relaxation Profonde Active. Basée sur l’exploration des sensations du corps comme vecteur d’information de ce qui se joue pour le patient, suivi d’un protocole de réparation, de consolation ou d’acceptation selon les situations rencontrées. Cette méthode permet d’aller beaucoup plus loin dans la compréhension historique du patient, que ce qu’il sait en conscience. L’exploration psychocorporelle est devenue incontournable pour celui qui veut voir évoluer sa situation psychique et émotionnelle.

La Relaxation Profonde Active permet aussi d’avancer sur la consolidation de la conscience de soi et de la confiance en soi, à travers des

Chacun de ces protocoles est explique et illustré dans les articles du blog « Expériences thérapeutiques et Outils ».

Ces outils sont conçus pour être intégrés à une clinique traditionnelle intégrative.

 

Pin It on Pinterest

Share This